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Questions Courantes Sur Les Rayons UV-B

Incidences sur la santé

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Questions fréquentes sur l'ozone posées au groupe d'eacute;valuation scientifique

Durée de l'exposition au rayonnement UV-B Les animaux sont-ils menacés? Le milieu aquatique La flore terrestre Questions liées aux emplacements géographiques Ciel ensoleillé et ciel couvert Bains de soleil Incidences économiques

Incidences sur la santé

1) Comment peut-on concilier les effets - bon et mauvais - du soleil sur la santé humaine? En général, une exposition modérée aux rayons du soleil dans la vie de tous les jours n'est pas nuisible. Cette exposition essentielle nous permet de mener une vie normale, et suffit au maintien d'un niveau adéquat de vitamines D (en combinaison avec notre alimentation). Si le rayonnement solaire est important pour notre santé physique, il peut également provoquer des effets néfastes tels que le cancer de la peau, le vieillissement cutané, les maladies oculaires et la suppression du système immunitaire. Il est évident que pour réduire au minimum de tels risques, il convient d'éviter une exposition excessive aux rayons ultraviolets.
  2) Y a-t-il des preuves irréfutables que le rayonnement UV-B cause le cancer de la peau chez les humains? Les preuves sont très convaincantes. Les premières démonstrations empiriques que le rayonnement UV-B est à l'origine des cancers de la peau ont été faites sur des animaux. Dans le cas des humains, l'association entre l'exposition au soleil et le cancer de la peau était évidente, mais sans mettre en cause spécifiquement les rayons UV-B. Depuis les quelques dernières années, les progrès réalisés en biologie moléculaire ont permis de faire des analyses qui démontrent directement que les altérations génétiques décelées dans les carcinomes de la peau ont effectivement pour cause le rayonnement UV-B. 3) Faut-il faire enlever tous les grains de beauté pour réduire les risques de cancer de la peau? Non, rien ne prouve que l'enlèvement des grains de beauté permet de réduire les risques de cancer de la peau. Par contre, il importe de surveiller les grains de beauté atypiques, surtout si leur apparence évolue (changement de couleur ou variation de la forme), et de suivre les personnes dont on sait qu'elles présentent des risques élevées, en raison d'antécédents de mortalité par mélanomes dans la famille, ou de grains de beauté atypiques. 4) Les verres fumées protègent-ils contre les cataractes? En protégeant les yeux contre les rayons UV, les lunettes de soleil réduisent les risques connexes, tels que les cataractes. La meilleure protection s'obtient avec des lunettes combinant des verres absorbant les rayons UV et un écran contre l'infiltration latérale de la lumière du soleil. Certaines lunettes de soleil ne protègent pas efficacement contre le rayonnement UV et peuvent nuire aux yeux.
 

Durée de l'exposition au rayonnement UV-B

5) La quantité de rayonnement UV à laquelle on est exposé dans son enfance est-elle importante même dans les années qui suivent? Oui. Les enfants ne devraient pas être surexposés au rayonnement UV: les bains de soleil sont donc fortement déconseillés. L'exposition aux rayons UV, et notamment aux coups de soleil, durant la petite enfance peut accroître considérablement les risques de cancer de la peau plus tard (en particulier risque de carcinome épithélial et de mélanome).

Même si le risque est lié à l'exposition cumulative totale, comme cela semble être le cas pour certains cancers de la peau non mélanocytiques (SCC), les expositions durant la petite enfance peuvent poser des risques accrus. L'exposition au soleil et l'apparition d'une tumeur peuvent être séparées par une longue période, normalement de quelques dizaines d'années. L'exposition au rayonnement UV durant l'enfance présente donc de plus grands risques de résulter en tumeurs.

6) Les animaux à fourrure sont-ils menacés? Oui. Le cancer de la peau a été détecté chez presque tous les animaux qui ont fait l'objet d'études prolongées, tels que les vaches, les chèvres, les moutons, les chats, les chiens, les cochons d'Inde, les rats et les souris. Les effets directs des rayons UV-B sur les parties recouvertes d'un pelage épais sont négligeables. Toutefois, le corps n'est pas entièrement recouvert de poils et certaines parties sont exposées, par exemple autour de la bouche et des narines. À moins d'être fortement pigmentées, ces parties peuvent être affectées par le rayonnement UV. 7) Les pingouins seront-ils touchés par le trou d'ozone? À notre connaissance, aucune étude n'a été faite sur les effets du rayonnement UV-B sur les pingouins. De telles études seraient souhaitables, car les yeux des pingouins sont exposés à un fort rayonnement UV, compte tenu du pouvoir réfléchissant de la neige et de l'élargissement marqué du trou d'ozone. Comme les pingouins sont des prédateurs visuels qui se nourrissent de krill et de poissons du milieu aquatique, toute dégradation de leur vision aurait des répercussions sérieuses sur leur survie. 8) Le rayonnement UV-B est-il un facteur du déclin des grenouilles et autres amphibiens? C'est fort possible. Les populations d'amphibiens sont en déclin dans de nombreuses régions du monde et les scientistes essayent d'en trouver la raison. La plupart de ces phénomènes sont probablement dus à la destruction ou à la modification des habitats. D'autres peuvent s'expliquer par la fluctuation normale des populations d'amphibiens. D'autres facteurs peuvent aussi expliquer la diminution de leur population, ainsi que le rétrécissement de leur habitat: maladies, pollution, variations atmosphériques et introduction de rivaux et de prédateurs. Le rayonnement UV-B est un facteur qui peut agir en conjonction avec d'autres éléments de stress pour provoquer des effets néfastes sur les populations d'amphibiens. Des études sur le terrain, dans lesquelles des embryons de grenouilles, de crapauds et de salamandres sont exposés à la lumière naturelle du soleil ou à la lumière dont le rayonnement UV-B a été enlevé, ont donné des résultats contradictoires. Dans certains cas, la mortalité des embryons a augmenté après leur exposition au rayonnement UV-B, alors que dans d'autres, le rayonnement UV-B au niveau actuel n'a eu aucunes incidences négatives. La profondeur du plan d'eau, la couleur de l'eau et la teneur de matières organiques dissoutes dans l'eau aux points de dépôt des œufs sont autant de facteurs qui contribuent à réduire effectivement la pénétration des rayons UV-B dans l'eau et donc l'exposition des embryons au rayonnement UV-B à toutes les étapes de leur développement. La capsule gélatineuse englobant les œufs, leur pigmentation de mélanine, la couleur des larves et celles des formes métamorphosées, sont d'autres facteurs biotiques qui permettent également de réduire les effets de l'exposition au rayonnement UV-B.

Le milieu aquatique

9) L'eau est-elle un écran efficace contre le rayonnement UV pour les organismes aquatiques? Non. En raison de la transparence totale de l'eau pure, un rayon UV-B doit traverser plus de cinq cent mètres d'eau avant d'être totalement absorbé. L'eau naturelle contient des substances, telles que les matières organiques dissoutes, qui absorbent les rayons UV-B et protègent en partie les organismes aquatiques, quoique le degré de protection varie énormément d'un plan d'eau à l'autre. Dans les eaux claires des océans et des lacs, les rayons UV-B en quantités écologiquement importantes peuvent pénétrer jusqu'à des dizaines de mètres de profondeur; par contre, dans les eaux troubles des rivières et des marais, le rayonnement UV-B peut être complètement absorbé après les quelques premières dizaines de centimètres. La plupart des organismes des écosystèmes aquatiques, tels que les phytoplanctons, vivent dans la zone euphotique proche de la surface de l'eau, où ils peuvent être exposés au rayonnement UV-B. Les organismes qui vivent à la surface de l'eau peuvent notamment souffrir d'une telle exposition durant les premières phases de leur vie.

La flore terrestre

10) Quels seront les effets d'un rayonnement UV-B accru sur les cultures et les forêts? Certaines variétés agricoles sensibles aux rayons UV-B peuvent subir des réductions dans la production. Il existe cependant des variétés qui tolèrent les UV-B, ce qui offre la possibilité de créer et de cultiver des variétés plus résistantes au rayonnement UV-B grâce à l'ingénierie génétique. En sylviculture commerciale, l'élevage sélectif et les techniques génétiques permettent également de renforcer la résistance au rayonnement. Par contre, ces techniques ne sont pas applicables à la sylviculture non dirigée ou aux forêts naturelles. Bien que de nombreuses espèces d'arbres semblent tolérer les rayons UV-B, il semblerait que leurs effets parfois néfastes peuvent s'accumuler lentement au fil des ans. S'il s'agit d'un phénomène général, il y aurait lieu de s'inquiéter car cela compliquerait énormément les activités de culture de forêts commerciales et affecterait les forêts naturelles. 11) Les plantes peuvent-elles se protéger contre un rayonnement UV-B accru? Oui, en partie. Les plantes disposent déjà d'une protection raisonnable contre les rayons UV. Dans la plupart des cas, seule une faible proportion de rayons UV-B touchant les feuilles pénètre effectivement dans les profondeurs des tissus intérieurs. Par ailleurs, lorsqu'elles sont exposées à un niveau accru de rayonnement UV-B, de nombreuses espèces peuvent élever la concentration de pigments absorbant les rayons UV dans leurs tissus. Les plantes ont également recours à d'autres méthodes d'adaptation, par exemple en augmentant l'épaisseur des feuilles, ce qui réduit la proportion de tissus intérieurs exposés aux rayons UV-B. À l'instar d'autres organismes, les plantes disposent également de plusieurs mécanismes de réparation, tels que des systèmes de réparation des ADN ou des lésions oxydantes. Le niveau net d'endommagement que subit une plante est le résultat de l'équilibre entre le dégât, la protection et le processus de réparation. Dans un grand nombre de cas, l'endommagement net est négligeable.

Questions liées aux emplacements géographiques

12) L'augmentation du rayonnement UV-B résultant de l'appauvrissement de la couche d'ozone est-elle équivalente à celle qui résulterait d'un déplacement de quelques centaines de kilomètres vers l'équateur? Oui, mais la comparaison ne réduit aucunement les graves effets de l'appauvrissement de la couche d'ozone, comme auraient pu le faire penser des questions de ce genre. L'argument est fondé sur un faux raisonnement, à savoir la comparaison entre une perception de risque personnel et les incidences sur une population. Un accroissement de 10% par exemple ne serait guère remarqué chez un individu. Par contre, il n'en sera pas de même pour une population. Dans le cas du cancer de la peau, une telle augmentation se traduirait par 100-200 cas supplémentaires par année par million de personnes. Les répercussions sur la santé publique seraient donc fort notables. Toutefois, le déplacement de populations entières, voire d'écosystèmes, est normalement rares dans la vie d'un individu, et la comparaison n'est donc pas appropriée. 13) Les organismes peuvent-ils s'ajuster à un environnement UV modifié? Oui, un grand nombre d'organismes s'adaptent en introduisant des changements physiologiques, par exemple en développant des composés de filtrage des rayons UV et des couches supplémentaires de tissus protecteurs. Il y a cependant des limites génétiques aux adaptations physiologiques auxquelles un organisme peut recourir. Certains organismes peuvent s'adapter de façon plus efficaces que d'autres. Il est cependant possible, sur de longues périodes et plusieurs générations, de développer de telles adaptations génétiques. Elles seront probablement très lentes dans le cas d'organismes dotés de durée de vie relativement longue et de population peu importante. 14) L'appauvrissement de la couche d'ozone pose-t-il un danger quelconque dans les tropiques? Sans doute pas. Des augmentations du rayonnement UV-B sont peu probables dans les tropiques, car aucune évolution notable de l'ozone stratosphérique n'y a été observée. Par contre, si l'on considère le biosphère comme une unité globale, les écosystèmes des tropiques peuvent subir indirectement les effets de l'appauvrissement de la couche d'ozone à d'autres latitudes. Si la couche d'ozone devait diminuer dans les tropiques, la situation deviendrait fort grave en raison du niveau déjà naturellement important du rayonnement UV-B résultant des angles solaires élevés et du niveau relativement faible de l'ozone stratosphérique existant. 15) Faut-il s'inquiéter des augmentations relativement faibles du rayonnement UV-B dues à l'appauvrissement de la couche d'ozone, alors que la variabilité naturelle est beaucoup plus importante? Oui. L'évolution du rayonnement UV-B résultant de l'amincissement de la couche d'ozone est systématiquement à la hausse. La variabilité naturelle (selon l'heure, les conditions d'ennuagement) peut être plus marquée, mais elle évolue dans les deux sens, c'est-à-dire à la hausse comme à la baisse. Si les preuves de l'appauvrissement de la couche d'ozone sont imposantes, il y a peu d'indication que la couverture nuageuse évolue à long terme.

Un grand nombre des effets néfastes du rayonnement UV-B sont proportionnels à l'exposition cumulative. Ainsi, le cancer de la peau résulte de l'exposition totale accumulée au fil des ans, par temps ensoleillé comme par temps couvert. Toute augmentation systématique du rayonnement UV-B entraînera un accroissement du nombre d'incidents dans la population (ainsi que les risques personnels) indépendamment de la variabilité naturelle du rayonnement UV-B.

16) L'exposition au rayonnement UV augmente-t-elle avec l'altitude? Oui. Les altitudes élevées ont une couverture atmosphérique plus mince et une pression atmosphérique plus faible. L'augmentation du rayonnement UV est typiquement de 5-10% par kilomètre d'élévation, le pourcentage exact dépendant de la longueur d'onde particulière, l'angle du soleil, la réflexion, et autres conditions locales. Souvent, des facteurs autres que l'épaisseur de l'atmosphère peuvent entraîner des différences encore plus grandes dans le rayonnement UV à différentes altitudes. La neige est courante à haute altitude et son pouvoir réfléchissant peut également être la cause d'importantes augmentations de l'exposition.

Les emplacements situés à basse altitude ont tendance à avoir plus souvent de brume et une atmosphère plus polluée qui peuvent bloquer en partie les rayons UV.

17) La pollution de l'air protège-t-elle contre le rayonnement UV-B? Oui, mais le prix en est fort élevé. La pollution de l'air est généralement peu souhaitable compte tenu des nombreux problèmes importants qu'elle entraîne: maladies respiratoires, irritation des yeux, endommagement de la végétation. Bien que la plus grande partie de l'ozone atmosphérique reste dans la stratosphère, une certaine quantité d'ozone est créé aussi dans la troposphère par les interactions chimiques des polluants tels que l'oxyde d'azote et les hydrocarbures. Cet ozone troposphérique est un élément constituant du smog photochimique que l'on trouve dans de nombreuses régions polluées. Les particules en suspension dans l'air (fumée, poussière, aérosols de sulfate) peuvent bloquer les rayons UV, mais ils peuvent aussi élever la quantité de lumière dispersée (brume) et intensifier l'exposition au rayonnement UV des surfaces latérales (visage, yeux).

Aucune valeur unique ne peut être déterminée pour la quantité de réduction du rayonnement UV-B en raison de la pollution, puisque les activités polluantes sont généralement de nature locale et extrêmement variable. Des comparaisons entre les mesures effectuées dans les régions industrialisées de l'hémisphère nord (ex : Europe centrale) et celles faites à des emplacements très propres à des latitudes similaires de l'hémisphère sud (ex : Nouvelle-Zélande) semblent indiquer que les réductions du rayonnement UV-B dues à la pollution peuvent être importantes.

Ciel ensoleillé et ciel couvert

18) Les variations d'ennuagement entraînent-elles davantage de modifications du rayonnement UV que l'appauvrissement de la couche d'ozone? Les tendances à long terme des types et des quantités de nuage sont peu connues, car les observations sont relativement trop récentes pour donner des données suffisantes et les renseignements annuels ou à plus long terme sur les nuages ont une variabilité trop grande. Les données disponibles indiquent cependant que les variations dans la couverture nuageuse sont des facteurs bien moins importants que l'appauvrissement de l'ozone stratosphérique comme source de changements du rayonnement UV en surface. 19) Les risques d'exposition au rayonnement UV à la plage sont-ils moindres durant les journées nuageuses? Pas nécessairement. L'effet des nuages sur le rayonnement UV est aussi varié que leurs caractéristiques. Un ciel complètement couvert réduit effectivement le rayonnement en surface. Normalement, des nuages clairsemés ou dispersés permettent aussi une telle réduction, par contre les niveaux UV à court terme ou localisés peuvent être supérieurs au rayonnement d'un ciel clair s'il y a également un ensoleillement direct. Les nuages ont tendance à disperser le rayonnement dans des directions aléatoires (phénomène de dispersion), de sorte que la protection que peut offrir un chapeau peut être supérieure par temps ensoleillé que par temps couvert.

En outre, les gens changent de comportement par temps nuageux. Ils ont tendance à rester dehors plus longtemps, ou négligent l'utilisation de crèmes solaires, et finissent par attraper des coups de soleil. De façon générale, la quantité de rayons UV reçus par heure est moins élevée par temps couvert que par temps clair; par contre, en prolongeant son séjour à la plage, l'on réduit à néant tout avantage dans ce domaine. Même s'il est complètement recouvert de nuages, le ciel peut toujours laisser passer une quantité importante de rayons UV-B. En principe, toute exposition au rayonnement UV-B contribue à renforcer les risques de cancer de la peau. 

Bains de soleil

20) Les crèmes solaires protègent-elles des effets néfastes d'un rayonnement UV-B accru? Pas nécessairement. Les crèmes solaires appliquées sur la peau humaine limitent la pénétration des rayons UV et permettent donc de prévenir les coups de soleil. C'est le rôle principal des crèmes solaires. Par contre, leur efficacité dans la protection contre le cancer de la peau et l'affaiblissement du système immunitaire est moins évidente. D'ailleurs, toute efficacité éventuelle à cet égard est éliminée par une plus longue exposition au soleil, puisque c'est à cette fin que la crème est utilisée. Il convient aussi de noter qu'il existe d'autres moyens de protéger la peau. On peut par exemple éviter d'aller au soleil durant l'heure de midi lorsque le rayonnement UV-B est à son maximum, se mettre à l'ombre, ou se couvrir avec des vêtements et surtout des chapeaux. 21) Le bronzage permet-il de prévenir le cancer de la peau? Non. Rien n'indique que le bronzage contribue à protéger contre le cancer de la peau. L'exposition aux rayons UV qui est nécessaire pour acquérir un beau bronzage accentue les risques de cancer. Toutefois, le fait de pouvoir bronzer facilement